06 72 43 58 15

by Justin(e)

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1.
Brûle raison brûle et dans la joie, Brûle prison brûle, autour de moi Brûle raison brûle et dans la joie Brûle prison brûle, autour de moi Qualifié d’anormal, à punir ou soigner, Sur le boulevard se traîne Une charrette de condamnés, L’ordre a été donné d’arrêter tous les mendiants, D’enfermer tous les pauvres Et leur déraison qui s’étend, On va entasser tout ça Dans des dépôts de mendicité, Enregistrer les noms De ceux que l’on va abandonner, Les ranger un par un dans le jardin des espèces, De quel race est ce monstre ? Admirez l’animal Brûle raison brûle et dans la joie, Brûle prison brûle, autour de moi Voici que vient l’été, la saison violente Ô Soleil, il est temps, brûle raison ardente Que faire de tout ce peuple marginal et déviant ? Et comment faire passer L’horreur pour un traitement ? Comment désormais l’enchaîner différemment À ses hontes, à ses fautes, À de nouveaux châtiments ? Peut-on le rendre utile ? Au moins le rendre tendre ? Peut-il coûter moins cher, Peut-on le jeter à la mer ? Brûle raison brûle et dans la joie, Brûle prison brûle, autour de moi Voici que vient l’été, la saison violente Ô Soleil, il est temps, brûle raison ardente
2.
Joyeuse apocalypse, que pouvons-nous devenir ? Tous à la fois des producteurs, Des savants des artistes, En mariant deux sorcières, L’une noire, l’autre rouge, Faisons les danser, transformons notre futur Et dans le cœur des communes, Glorieusement fédérées, La mise en place enfin d’une sérieuse égalité Il n’y aura plus d’héritage, Il n’y aura plus de chantage, Au collectif la terre et les moyens de produire, À la réponse répressive, au théâtre parlementaire, Multiplier nos liens, démultiplier les clubs, Plus de fin de l’histoire, Ni d’avant-garde, ni de parti, et pour ceux qui adorent voter Tant qu’à faire élisez Reclus ! Joyeuse apocalypse, que pouvons-nous devenir En reprenant ce qui n’appartient De fait à personne ? En ne s’enfermant à aucun prix, Et dans le vaste monde, Créer des insolites alliances Et des noces contre nature Quel degré de violence ? Quel degré d’ouverture ? Sur les courants alternatifs, Assurer les branchements, Quel degré de violence ? Quel degré d’ouverture ? En jeu mettre son corps Et dans la fuite chercher une arme Il n’y aura plus d’héritage, Il n’y aura que du partage, Au collectif la terre et les moyens de produire, À la réponse répressive, au théâtre parlementaire, Plus rien à promettre, plus rien à revendiquer Plus de fin de l’histoire, Ni d’avant garde, ni de parti, Élisez Reclus ! Il n’y aura plus d’héritages, Il n’y aura que du partage, Au collectif la terre et les moyens de produire, À la réponse répressive, au théâtre parlementaire, Plus rien à promettre, plus rien à revendiquer Plus de fin de l’histoire, Ni d’avant garde, ni de partis, Élisez Reclus !
3.
Mère Chose 03:19
Mère Chose, Je vais encore vous emprunter votre machin Ce soir c’est carnaval et c’est grâce à Total Mère Chose, Une grande fête s’approche et je m’y inviterais bien On va bien s’amuser merci monsieur Bolloré Mère Chose, tu sais, Une révolution n’est l’oeuvre de personne On est tombés par terre, c’est grâce à Lagardère Mère Chose, tu sais, Il n’y a plus rien au dessus de nous Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à... Basta ! On y va ! La nuit on ne voit rien Mais le jour on voit très bien Basta ! Parce qu’on aime ça ! On n’y voit rien la nuit, Mais le jour tout est permis Mère Chose, Je vais encore me servir de votre machin Y’a ces messieurs qui chargent Et c’est grâce à Lafarge Mère Chose On voudrait si possible ne plus être réprimés After au comico et c’est grâce à Dassault Mère Chose, On voudrait s’il vous plait ne plus être désarmés Ne plus être inspectés, ne plus être redressés, Ne plus être déshonorés, ne plus être corrigés Ne plus être exploités, ne plus être enregistrés Basta ! On y va ! La nuit on ne voit rien Mais le jour on voit très bien Basta ! Parce qu’on aime ça ! On n’y voit rien la nuit, Mais le jour tout est permis Merci pour votre machin, Merci pour cette fête sans fin, Merci pour votre machin, je l’ai offert à quelqu’un, Merci pour votre machin, Merci pour cette fête sans fin, Même endroit même heure demain, Merci pour votre machin
4.
Désastre 01:33
Dis-moi, monarque déguisé, Dis-moi qui profite de l’effroi ? Le peur se répand, nos liens se brisent Et dans l’urgence siègent les rois Dis-moi à qui profitent les crises ? Et quelle plus value pour une tonne de traumas ? Produis le mal qui nous paralyse Et vends le remède qui nous guérira Une même réponse aux cent visages Se régale devant le carnage Fais de nous ce que tu voudras Ton autorité nous rassurera Dis-moi à qui profitent les crises ? Et quelle plus value pour une tonne de traumas ? Produis le mal qui nous paralyse Et vends le remède qui nous guérira Vends-nous la peur, Vends nous des tonnes de zombies à nos portes, Entretiens le chaos et le choc, Que grâce à toi nous ne manquions de rien Vends-nous la mort, Vends-nous à l’horizon le désastre, Que les bottes qui résonnent sur l’asphalte, Nous tranquillisent et l’on se soumettra
5.
Comment ton empire m’oblige-t-il à me voir ? Le bleu infernal de tes yeux me brûle le regard Resterai-je, à jamais, ton éternel mendiant ? Serai-je éternellement ton esclave ? Nous coloniser, nous détruire, nous soumettre Et construire l’inégalité des races Vous remercier, vous servir, blanchir ma langue Et rester à ma place Comment ton empire m’oblige-t-il à me voir Misérable militaire psychiatrie coloniale ? Serai-je, pour toi, à peine un animal, Inférieur, ridicule, infantile et malade ? Nous coloniser, nous détruire, nous soumettre Et construire l’inégalité des races Vous remercier, vous servir, blanchir ma langue Et rester à ma place Est-il trop tôt ? Est-il déjà trop tard ? Force occupante, Notre violence tu sais est issue de la tienne Est-il trop tôt ? Est-il déjà trop tard ? Force humiliante, Il nous reste le parfum d’une orange amère Est-il trop tôt ? Est-il déjà trop tard ? Force aliénante, Notre violence, tu sais, est issue de la tienne
6.
Au loin s’évadent de jeunes milliardaires, Sur des îles au soleil, dans les eaux tahitiennes À l’heure de s’offrir ses propres frontières, Sur des déserts liquides, loin de la pauvreté, Bienvenue aux petits-fils de Milton, Le chaos brûle dans leurs gênes, l’océan les apaise, Adieu les pauvres et le Mare Liberum, Adieu les lieux qui n’appartiennent à personne Adieu vieux continent, fuir les faibles, fuir la terre, déclencher le déluge Adieu vieux continent, fuir les faibles, fuir la terre, marchander les refuges Des laboratoires dessinant le futur, Des gardes-frontières pour leurs pays sur mesure, Loin des terres, loin des taxes, loin des lois, Une nouvelle élite pour ces nouveaux États Adieu vieux continent, fuir les faibles, fuir la terre déclencher le déluge Adieu vieux continent, fuir les faibles, fuir la terre, marchander les refuges Fuyez les faibles en attendant le déluge, construisez vos îles, loin des taxes et des juges, N’oubliez pas de faire croire qu’on vous chasse, devenez victimes pour justifier votre place Fuyez la terre, et déclenchez le déluge, aux abysses les faibles, aux abysses leurs refuges, Construisez vos arches qui flotteront sur le vide, jeunes milliardaires apatrides
7.
Le bazar 01:58
Et dans tout ce désordre, Ouais je me sens pas si mal Je trouve belles les villes moches, Les architectures bancales Que se passe-t-il dans mon corps ? J’suis amoureux d’un cafard Qui me fait des grimaces En se branlant dans son placard Tout c’qu’est tordu, ouais tout c’qu’est sale, Tout c’qui va pas me met en joie Tout c’qu’est bien pas préparé, Tout c’qu’est raté me fait rêver Des fois faut un peu qu’j’range, Pour pouvoir mettre le bordel Avec mes bizarres potes, Ouais tous les jours c’est Noël On s’offre tout c’qui va pas, Tout ce qui pousse de travers Et face au mur du sens, vas-y mon frère accélère... Tout c’qu’est tordu, ouais tout c’qu’est sale, Tout c’qui va pas me met en joie Tout c’qu’est bien pas préparé, Tout c’qu’est raté me fait rêver Tout c’qu’est raté, l’travail mal fait, Tous les chaos me rendent barjo Tout c’qu’est grotesque, Tout c’qui a maladroitement chuté me fait vibrer Et dans tout ce désordre, Ouais je me sens pas si mal Je trouve belles les villes moches, Les architectures bancales
8.
Les rues sont libres ce soir La place est libre et cette nuit Vous craignez d’elle encore De nouvelles convulsions. Alors qui préviendra les reflux de l’incendie ? Grimpez guides aveugles fuyez vers minuit Voilà les quais ! Voilà les boulevards ! Le ménage est fait, le gardien est passé Voilà les quais ! Voilà les boulevards ! Enfer au délinquant que sa paume a frôlé Au diable, Paris se repeuple, Vainqueurs misérables ! Soyez maudits sombres financiers ! Tragique carnaval, Au diable, Paris se repeuple, Vainqueurs misérables ! Soyez maudits, sombres héritiers Sur vos marches effondrées Les rues sont vides ce soir La place est vide mais cette nuit Vous tremblez du désaccord de toutes ces mélodies. Qu’allons-nous lire demain au kiosque de la folle ? Qui a volé encore la dernière étincelle ? Voilà les quais ! Voilà les boulevards ! La tête et les deux seins jetés vers l’Avenir Voilà les quais ! Voilà les boulevards Où l’on peut entendre dans les bouches fracassées : Au diable, Paris se repeuple, Vainqueurs misérables ! Soyez maudits sombres financiers ! Tragique carnaval, Au diable, Paris se repeuple, Vainqueurs misérables ! Soyez maudits, sombres héritiers Sur vos marches effondrées
9.
Dans quels lieux ? Dans quelles personnes ? Dans quels liens ? Dans quels programmes ? Dans quels désirs se trouve-t-il ? On nous dira que jamais il ne nous atteindra, Mais dans chacun de nos corps, il est déjà là Même plus besoin de nous enfermer Dans quels lieux ? Nous voilà tous des animaux prévisibles, À jamais marqués au fer rouge Par des milliards de machines Quelles chaînes nous ont rendu inoffensifs ? Liberté ou contrôle complet ? Bientôt même plus besoin de réponses répressives ? Liberté ou contrôle complet ? Même plus besoin de nous enfermer Dans quels lieux ? Nous sommes tous des terroristes potentiels À jamais marqués au fer rouge Par des milliards de machines Dans chaque nation, chaque contrôle d’identité, Dès la naissance il n’attend rien pour t’étrangler, Dans chaque famille, il avance à peine masqué, Dès ton enfance il n’attend rien pour te dévorer Dans quels isolements ? Dans quelles dépendances ? Dans quelles sciences Et dans quelles lois se trouve-t-il ? Dans quels commerces et dans quels trafics ? Sur quels territoires a-t-il encore la mainmise ? On nous dira qu’il est à l’extérieur, Dans quels lieux ? Le voilà en fait partout chez lui, dans quels liens ? On nous dira qu’il s’est endormi dans un sommet lointain Dans chaque règne, chaque contrôle d’identité, Dès la naissance il n’attend rien pour t’étrangler, Et l’on dira qu’il ne nous atteindra pas Que plus jamais il ne reviendra Qu’il ne passera pas, mais il est déjà là...
10.
Comment sortir du colonialisme ? La sociale est-elle un art en exil ? Au bout du couloir près du radiateur, Une trayeuse électrique riposte Un Koala king du Mbalax, Libère une naïve question Dancehall massive et décalage horaire Au cœur d’un forum africain Venez tous ! Entrez, c’est ouvert ! L’équipe de nuit prend le micro Sur Fréquence Paris Plurielle Salle 101, fronde et mécano ! On a cru voir un mode d’emploi En frontline sur un arc-en-ciel On peut voir dans la table des matières, Une inconsolable terre d’écoute, Une star à l’affiche dans un quartier libre bougeant au son de la rumba Sans rendez-vous dans la jungle des luttes, La suite au prochain numéro Party time sur les tambou kreyol, Kon’lamby featuring Konstroy Venez tous ! Entrez, c’est ouvert ! L’équipe de nuit prend le micro Sur Fréquence Paris Plurielle Du Capricorne un écho s’envole en Palestine et Aux Comores, danser sur des plaques tournantes Venez tous entrez, c’est ouvert ! Comme un théâtre sans frontières Venez tous entrez c’est ouvert, Sur Fréquence Paris Plurielle.
11.
J’adore les foules dyonisiennes, Dans la ville quand les rues sont pleines Toutes ces noces entre mille règnes me chargent d’électricité Tous les jours c’est le festival, Des folies d’encre en rafales Du stade Bauer aux Quatre Chemins De la matière à plein nez ! Comme cette banlieue est belle, Comme la richesse est décevante, Comme cette banlieue est belle, comme les Quartiers bourgeois sont désespérants J’adore tes humeurs dyonisiennes Dans la foule quand la ville est pleine Mais si un jour tu t’embourgeoises continuerai-je de t’aimer ? Ce sera fini les années folles Tout l’monde chez soi, terminé l’bal, Place au vide, place à une vie Toute dématérialisée
12.
Agitations 02:30
Comme lui, comme vous, comme toi Je n’entends plus rien dans ce vacalme, On n’est plus à une prison près À quand la prochaine douche froide ? On t’a volé ta bicyclette Encore sûrement un coup des Roms Il manque des milliards dans la caisse Encore encore un coup des Grecs Comme lui, comme toi, J’admire le paranorama Va-t-on désirer les fascismes ? Et un par un sortir les armes ? Va-t-on tirer sur l’ambulance ? Va-t-on filmer dans tous les sens ? Quand l’horreur dans la caméra s’invite Quand ton point de vue se prend pour un point de mire Spectateur, que penses-tu de tout ça ? Es-tu le premier responsable, N’y a-t-il qu’un pourcent de coupables ? Auditeur, que penses-tu de tout ça ? Est-ce la guitare qui va trop vite Ou le texte qui manque de rimes ? Comme lui, comme vous, comme toi, Je n’entends plus rien dans ce vacalme À quand le prochain électrochoc ? Et comment desserrer l’étreinte ? On a tiré sur l’ambulance On a filmé dans tous les sens Quand l’angoisse dans la caméra s’invite Quand la vie n’en finit pas de mourir Quand la fureur dans la caméra s’invite Quand nos points de vue se prennent pour des points de mire Spectateur, que penses-tu de tout ça ? Es-tu le premier responsable, N’y a-t-il qu’un pourcent de coupables ? Auditeur, que penses-tu de tout ça ? Est-ce la batterie qui va trop vite Ou bien le texte qui te déprime ? Spectateur, que penses-tu de tout ça ? Es-tu le premier responsable, N’y a-t-il qu’un pourcent de coupables ? Auditeur que penses-tu de tout ça ? Est ce la musique qui va trop vite ou le texte qui manque de rimes ? Spectateur, que penses-tu de tout ça ? Es-tu le dernier responsable, Es-tu le dernier des coupables ?
13.
Aie, aie, aie, aie, aie, aie, aie, aie, aie, aie, aie, aie S’il y a un refrain qu’t’aimes pas, Si le mixage est pourri, Si comme d’hab on comprend rien, Appelle si t’as besoin Même juste pour parler Ou pour laisser un p’tit message Au 06 72 43 58 15 Oué, oué, oué, oué, oué, oué, oué, oué, oué, oué, oué, oué, oué Un chouette film que t’aurais vu, Un super petit bouquin, Un collectif super cool, ça nous intéresse bien Tu peux aussi appeler pour dire n’importe quoi, Sur notre petit forfait à deux euros par mois Même juste pour gueuler, Pour laisser un gros message Au 06 72 43 58 15 Et si t’as une merde juridique Ou un problème administratif, Si tu laisses ton courriel, On peut te passer une liste D’organisations sympas et d’écrivains publics Qui te fileront un coup de main, Qui font ça très très bien
14.
Aurélia 02:33
Aurelia tous ces souvenirs ne sont pas les miens À la tombée du soleil, un autre me retient Aurelia, le soir je suis les yeux De tous ceux que je regarde Aurelia, la nuit j’ai le visage Des étoiles que je croise Les gardiens m’attachent encore Et me surveillent, La salle des entraves, classe, pleure, Menace et me réveille Aurelia, celui arrêté la même nuit que moi, Qui est-il ? Me double t-il ? Que veut-il faire de toi ? Va-t-il profiter encore de tes erreurs Aurelia ? Va-t-il réduire au silence ta divine comédie, Aurelia ? Les gardiens m’attachent Encore et me surveillent, La salle des entraves, classe, pleure, menace et me réveille dans un lieu sans raison, Les gardiens m’attachent Encore et me surveillent, La salle des entraves, classe, pleure, menace, me vole et me réveille Ni seul, ni avec les autres, nulle part Aurelia Ni avec toi, ni sans toi, Les murs se dressent et tu n’es plus à moi Ni ici, ni ailleurs, N’aura lieu la cérémonie d’Aurelia Ni ici, ni ailleurs, Ne se trouvera le tombeau d’Aurelia
15.
Amateurs de voies illégales, Plusieurs appels depuis les marges, Débordent tous les chantages, Refusent l’esclavage Est-ce la folie qui vous parle Ou des voleurs qui nous entraînent Vers des paroles qui se libèrent, Des désirs qui s’embrasent Et nous voilà troublés De quoi sommes-nous les produits ? Et nous voilà troublés Quelles sont ces forces qui nous épuisent ? Nous sommes tous des marginaux, Des prisonniers, des toxs, des aliénés, des clodos, Nous sommes tous des marginaux, Avec en nous toute cette vie qui chante mille refrains Sais-tu de quoi sommes-nous capables ? Mais de quoi te sens tu coupable ? 100 000 polices nous désarment Et nos désirs enragent Tout le monde ment et se cache, Tous de secrets délinquants Et nous ne prenons le droit que de nous taire, Tous damnés de la terre Et nous voilà soupçonnés De diminuer notre puissance Et nous voilà soupçonnés D’organiser notre ignorance Nous sommes tous des marginaux, Des prisonniers, des toxs, des aliénés, des clodos, Nous sommes tous des marginaux, Avec en nous toute cette vie qui chante mille refrains Nous sommes tous des marginaux, Tous en redressement, tous des anormaux, Nous sommes tous des marginaux, Tous en isolement, rien que des animaux, Tous des menaces, tous des toxicos, Tous des clandestins, rien que des numéros

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released October 23, 2017

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Justin(e) Treillières, France

Groupe de punk rock français, avançant sans contrôle, dans l’indifférence et la joie.

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